Transport d'un patient à l'irm

  • INTRODUCTION

 

  • L’IRM permet l’obtention d’images à haute résolution de structures de l’organisme réagissant différemment à l’application d’une onde de radiofréquence à l’intérieur d’un champ magnétique intense. Outre les structures visées, ce champ magnétique peut avoir différentes interactions avec le malade et le matériel dont il est équipé :
  • - tout matériel ferromagnétique est attiré vers le champ de l’IRM : implants métalliques (clip sur anévrisme cérébral, prothèses ferromagnétiques, pace-maker, neurostimulateurs, pompes à insuline…), corps étrangers (notamment intraoculaires, typiques de certains métiers type soudure, décolletage,…). Il peut s’ensuivre déplacement, dysfonctionnement et/ou blessures ; de même, tout matériel métallique externe au patient peut être violemment projeté dans le tunnel d’IRM avec les risques d’impact matériel ou humain associés.
  • Est ferromagnétique tout objet contenant Fer, Cobalt, Nickel ou leurs alliages (notamment l’acier). Une liste des matériaux et matériels implantables autorisés ou exclus est disponible auprès des manipulateurs de l’IRM.
  • - l’onde de radiofréquence peut provoquer des brûlures au niveau des électrodes ECG ou d’un capteur de SpO2 non dédiés ; 
  • - tout matériel électronique peut être perturbé et dysfonctionner (pousse-seringue électrique, respirateur, cartes magnétiques,…)
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  • PREPARATION A L’EXAMEN

 

  • Au moment de la décision d'IRM, les contre-indications liées aux matériaux ferromagnétiques doivent en être cherchées. Concernant les matériels métalliques implantés, une IRM est possible 6 à 8 semaines après implantation de stent métallique; les prothèses médicales (hanche, genou ou autre) ne constituent pas une contre-indication absolue à la réalisation de l'examen, ces matériels artéfactant néanmoins de manière importante le signal.
    En cas de doute, une validation de l’indication doit être obtenue auprès du radiologue en charge de l’examen.
    • Aucun matériel non dédié à l’IRM, appartenant au service de radiologie, testé et validé par l’équipe de radiologie, ne devra être introduit dans la salle d’examen.

      Ainsi, le matériel de réanimation indispensable (respirateur, pousse-seringue électrique) devra être laissé à l’extérieur de l’IRM, dans
  • la salle de commande, et devra être connecté au patient à travers un orifice en place dans le mur, sous la console informatique. Ces contraintes imposent une déconnexion temporaire du patient et donc une relative stabilité respiratoire du patient ainsi que la non-dépendance d’amines 
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  • PROCEDURE

 

  • En réanimation :

  • - équiper le respirateur d’un circuit simple branche de 4 m de longueur. L’allongement du circuit de ventilation implique un plus grand espace mort par distension des tuyaux à l’insufflation, justifiant une augmentation de la ventilation minute de 20 à 30%. La tolérance clinique voire gazométrique doit en être évaluée pendant les 20 minutes précédant l’examen.
  • - Equiper les seringues de prolongateurs (2 tubulures spiralées par seringue).

 

  • En salle d’accueil de l’IRM :

  • - le contenu des poches du personnel devra être évalué et régulièrement réévalué afin de ne pas faire pénétrer d’objet métallique (pince, ciseau, téléphone) dans la salle d’examen. Seuls les bijoux en métaux précieux purs sont amagnétiques (attention aux bijoux fantaisie et piercings en nickel).
  • - l’équipement du patient doit être vérifié pour ne pas contenir de métal (tubulures, sangles de contention,…).
  • - le patient est alors transféré sur le brancard amagnétique dédié.
  • -l’IRM dispose d’un matériel spécifique de monitorage : moniteur, électrodes d’ECG, capteur de SpO2, brassard de PNI et câbles spécifiques amagnétiques auxquels le patient doit être connecté une fois sur le brancard. Les électrodes ECG spécifiques doivent être alignées et espacées de 5 cm de part et d’autre du sternum.
  • NB : Le moniteur dispose d’une batterie de très faible capacité et ne peut être branché à l’alimentation murale que dans la salle d’examen. Ne l’allumer que pour la vérification de son fonctionnement, une fois que le patient est prêt à être conduit dans l’IRM.

 

  • A l’entrée de la salle d’examen :

  • Deux personnes doivent se charger du passage du matériel par les deux orifices :
  • - l'infirmière déconnecte les seringues du pousse-seringue avant d’entrer dans l’IRM ; le médecin déconnecte le patient du respirateur et le ventile au ballon, en air ;
  • - l’infirmière porte jusqu’à la salle de commande le pousse-seringue sans les seringues, la bouteille d’oxygène, et le respirateur y compris le tuyau de ventilation mais sans la pièce en Y à son extrémité distale (photo).

 

 

  • - le patient est installé dans l’IRM.
  • - le tuyau de ventilation est passé de la console à l’IRM à travers l’orifice et reconnecté au patient,
  • - les seringues sont passées de l’IRM à la console en sens inverse à travers l’autre orifice.

  • Côté console

 


  • Côté IRM

 

  • Ces manœuvres réalisées en sens inverse pour la sortie du patient.

 

Diffusion

- Réanimation, radiologie

Rédaction

MULLER M., PH

 

 

Vérification

 

 

 

Approbation

 

 

 

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