Coordination des dons d'organes et de tissus

Présentation générale des dons d’organes et de tissus


L’activité de Don d’Organes et de Tissus de l’hôpital repose pour beaucoup sur l’activité du service de réanimation. Ainsi la réanimation de l'hôpital d'Annecy prend en charge depuis 1978 des Donneurs en Mort  Encéphalique –DDME- ; depuis 2011 des Donneurs Décédés en Arrêt Circulatoire non contrôlé – DDACM2- et depuis décembre 2014 des DDAC Maastricht 3 devenant le premier centre pilote français autorisé pour cette activité.
La Coordination de Dons d’Organes et de Tissus travaille en étroite collaboration avec la réanimation et organise aussi les prélèvements de tissus au décours du don d’organes (cornées, épiderme, vaisseaux artériel et veineux, valves cardiaques,…).
La CDOT doit être appelée par les réanimateurs dans toutes les situations de donneurs décédés possibles : personnes avec une lésion ou un traumatisme CÉRÉBRAL DÉVASTATEUR ou une DÉFAILLANCE CIRCULATOIRE, dont la situation est médicalement IRREVERSIBLE et qui est médicalement apte au don d’organes.
Le CHANGE ne réalise pas de transplantation d’organes mais la plupart des patients greffés à Grenoble ou Lyon sont ensuite suivis par les spécialistes de l’hôpital (néphrologie, hpatogastroentérologie, pneumologie, cardiologie).
En plus de l’activité clinique et spécifique de réanimation, les infirmières de coordination sont responsables de l’organisation globale du prélèvement. L’accompagnement des proches de donneurs et des équipes les prenant en charge peut aussi être aidé par la présence de la psychoclinicienne.
Les préoccupations communes des deux équipes conduisent maintenant à intégrer le don d’organes et de tissus dans le projet de fin de vie du patient de réanimation.

  1. Le dernier bilan d’activité organes et tissus

Synthèse 2016 organes

Synthèse 2016 tissus 
Si vous voulez tous les chiffres en France : lien bilan activité ABM

 

  1. Les catégories de Donneurs d’Organes et de Tissus

les etapes du don d'organes
Classification de Maastricht révisée Paris
Catégories de donneur
Témoignage d’une greffée

  1.  

  2. Nous sommes tous donneurs... sauf si nous avons témoigné de notre opposition au don d’organes et ou de tissus

Le principe de solidarité conduisait le législateur en 1976 à affirmer le principe du consentement présumé, renforcé en 2016. Le moyen principal d’exprimer son refus de ce principe est l’inscription au Registre National du Refus (RNR). Ce refus peut être total ou ne cocerner que certains organes ou tissus. Le RNR est obligatoirement consulté après la certification du décès. La certification du décès repose sur le procès verbal de mort encéphalique, signé par deux médecins en cas de donneur en mort encéphalique ou sur le certificat de décès en cas de donneur en arrêt circulatoire (signature d’un seul médecin, quelle que soit la catégorie de DDAC).
Le taux d’opposition national est de 33% stable depuis des décennies. Dans tous les cas le recueil auprès des proches du défunt de l’opposition est la démarche suivie par le médecin réanimateur et l’IDE de la CDOT. Actuellement, à Annecy, environ 60% des sujets sont positionnés et ont transmis cette position à leurs proches (opposition ou non); dans les 40% de cas restant l’entretien est un facteur clé de la construction d’une décision légitime et partagée vis-à-vis du don d’organes. Cette décision doit être clairement actée en fin d’entretiens qui peuvent être répétés. En cas d’opposition rapportée par les proches ou du fait des proches ceux-ci doivent signer une déclaration attestant de cette opposition.

Documents officiels
Comment conduire un entretien ?

  1. Les donneurs décédés en Mort Encéphalique  

La définition médicale de la mort encéphalique, connue depuis la fin des années 50 est établie mondialement depuis 1986. Les conditions médicales essentielles pour parler de mort encéphalique sont : une étiologie précise de la cause du coma ; un coma GCS 3 sans aucun réflexe du tronc cérébral ; l’irréversibilité de cet état ; l’absence de facteur confondant pour le diagnostic clinique ; un test d’apnée positif. Une fois le diagnostic clinique établi un examen paraclinique confirmant ce diagnostic (soit EEG soit angiographie cérébrale) est obligatoirement réalisé. Les sujets en mort encéphalique sont des patients instables de réanimation qui nécessitent une attention soutenue tant médicale que soignante et l’organisation du prélèvement chirurgical est une urgence chirurgicale.

Comment établir le diagnostic clinique ?
Réalisation du test d’apnée

Comment confirmer le diagnostic clinique ?
conditions de réalisation de l’EEG
diagnostic angio TDM et sa réalisation si le patient est sous ECMO

Quelles sont les principales contre-indications médicales au don ?

 

 

Le DDAC Maastricht 4

Dans certaines situations exceptionnelles de DDME confirmés, l’instabilité hémodynamique peut conduire à un ACR. La réanimation est souvent en échec en l’absence de facteur évident (arrêt inopiné d’amines par ex). La poursuite de la procédure de prélèvement peut être réalisée (après survenue de l’ACR) en installant immédiatement une CRN pour préserver les organes abdominaux. Cette situation correspond à la catégorie 4 de Maastricht. Les éléments techniques de la CRN sont ceux du DDAC M1&2.

 

  1. Les Donneurs Décédés en Arrêt Circulatoire non contrôlé DDAC Maastricht 1&2 ou DDACM2.

La prise en charge médicale d’un arrêt cardiaque réfractaire peut conduire à une indication d’ECMO thérapeutique ou de Circulation Régionale Normothermique – CRN-  à visée de don d’organes. L’orientation dans chacune des filières est facilitée par l’algorithme du RESURCOR/RENAU. Dans certaines conditions d’échec de la RCP et si les critères de DDACM2 sont respectés, le sujet peut être conduit au déchocage en poursuivant la RCP par planche à masser, dans la perspective d’un prélèvement d’organes (reins et parfois foie). Ref-20b
Des délais extrêmement courts doivent être respectés.

 

Les Donneurs Décédés en Arrêt Circulatoire contrôlé DDAC Maastricht 3 ou DDACM3

En réanimation environ 50% des patients font l’objet d’une décision de limitation ou d’arrêt des traitements LAT. En cas de situation médicale jugée désespérée et afin de ne pas poursuivre des traitements futiles, une décision d’arrêt des traitements – extubation le plus souvent- peut être prise collégialement. Le décès du patient survient alors rapidement, entre quelques minutes et quelques heures, accompagné ou non par ses proches et bénéficiant le plus souvent d’une analgésie sédation titrée. Dans certaines conditions fixées par un protocole national, il peut être envisagé un don d’organes après le décès. La procédure est expliquée aux proches conjointement avec la CDOT qui peut proposer au besoin un accompagnement par la psychologue clinicienne. Cela impose alors le recours à la CRN, mise en place immédiatement après le décès et maintenue jusqu’au prélèvement chirurgical au bloc opératoire.

 

  1. Les prélèvements de tissus

                  

L'équipe de la CDOT

Médecins

 

Didier DOREZ

Anna FAUCHER

 

Infirmiers

 

Elisabeth DECHAMBOUX

Virginie DELANNOY

Doriane JAKKEL

Sandrine ROBILLIART

Luc St MARCEL

Ludmilla STECKMEYER

 

Psychologue

 

Catherine VERNAY

 

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